Nouvelle Maison. C'est fait, voilà.
J'ai mis du temps, mais ...
Enfin.
...
C'est le même.
Mais en différent.
*sourire*
J'ai un blog fait de mes propres mains, qui attend.
Seulement ... Je suis dans l'incapacité totale de l'héberger, gros problèmes avec free etc. Quelqu'un a un conseil un hébergeur ?
Voilà, merci d'avance ...
Comme tout le monde, n'est-ce pas. Pensées aux autres, qui le sont autant que moi.
Perdue, perdue ...
Il y a un rythme lancinant qui berce mes derniers vestiges de sommeil. Un dernier languissement, un dernier soupir avant de relever (trop) fièrement la tête et affronter une nouvelle semaine. C'est pourtant insignifiant dans l'histoire d'une vie. Comme une lueur éphémère et qui passe ...
Juste avant de me retrouver face à l'écran, pris une douche brûlante. Comme pour me laver de tout ça, des angoisses, des doutes. Me détacher des choses, un peu. Finir sur du tiède légèrement froid, dans les vapeurs, comme une première inspiration après l'étouffement. Quand je sors, je ne me vois plus dans la glace. Brume ...
Mon Lui est reparti hier soir. Trop tôt. Toujours trop tôt de toute façon. Deux jours, une nuit. Et il est parti vers Senlis pour la semaine. Vendredi soir, à attendre son retour, je m'étais jurée de ne pas m'endormir. J'ai été réveillée par un baiser sur la joue ou au coin des lèvres. Me suis jetée à son cou. Lui ai donné ma lettre, écrite de noir, avec le stylo plume à pompe et encre de chine offert pour Noël. La plume crissait sur le papier. Agréable. On s'est raconté beaucoup de choses. Jusque tard dans la nuit. Un léger sentiment d'amertume et de supériorité mêlées face aux commentaires que j'ai pu avoir. "Pas vus depuis trois semaines, oh bah ça va y aller!" Non. Ca va plus loin que ça. Envie de le croire. Avant qu'il ne redisparaisse, j'ai essayé de prendre quelques photos de Lui. Mais je suis restée sur ma faim. Pas encore réussi à capturer l'étincelle de son regard, la beauté de ses petits yeux, son sourire naturel. Pas évident, de saisir l'âme en un flash. Que j'ai fini par enlever, d'ailleurs ...
Mais malgré tout ça, je commence à jouer avec les options, les visuels. Je découvre, je tâtonne plus qu'autre chose. Frénésie face à un coucher de soleil d'orange éclatant, de lumières violentes. Le temps d'aller chercher l'engin-à-capturer-le-ciel, je me suis retrouvé face à la douceur mélancolique du jour perdu ...

(Apparition dans les Lucioles.
20six ne note plus rien ...)
Tout au bout de la villeffice
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A cheval entre les maisons délabrées,
Et les forêts à peine naissantes
A l’orée du cauchemar
Subsistait encore un lieu,
Comme un lien entre deux mondes,
Vieille forteresse un peu délaissée
Dont les grilles claquaient
Sous la lumière de la lune …
Une grande roue, d’un art dépassé
Dont les tringles grinçaient à l’appel du vent.
Les stands entrouverts, aux lumières vacillantes
Comme des bougies fantômes …
Et l’odeur de sucre brûlé flottait encore
Entre les manèges désaffectés.
Et puis il y avait des ombres d’enfants
Aux sanglots enjôleurs
Qui venaient à vous prendre la main
Et vous emmener dans leur monde …
Un pays des merveilles un peu trop bancal
Près des nacelles un peu rouillées
Dernières traces des portes du rêve
Aux cadenas brisés.
La Nature avaient éventré les baraques
S’écroulant presque sous les feuilles
Qui caressaient distraitement les toits bariolés :
Un écho d’orgue de barbarie
Des cris, des rires, comme stoppés en plein vol,
Et puis les carrousels à automates
Avec les chevaux montrant toutes leurs dents
En un sourire sardonique …
Les billets déchirés voletant au gré du vent
Souffrant d’être encore froissés
Et ce refrain, comme un dernier souvenir
Une boîte à musique qui a oublié de s’éteindre
Qui crachote ses derniers mots avant l’agonie
Comme si encore aujourd’hui
On trouvait ça beau …

Les portes claquent, douloureusement. La maison tremble des cris poussés. Violence.
Tout a commencé bêtement. Comme toujours. Un jeu qui bugue, une partie de perdue, il crie. Moi, dans mes fichiers, errant sur le net, je sors de mon autarcie, et lui demande juste de faire un peu moins de bruit, qu'après tout ce n'est qu'un jeu. Commence à sentir la colère monter alors qu'il claque la souris. Le ton monte. Plus vite chez lui que chez moi. Il se lève, hurle, pleure. Je ne sais plus ce qu'il dit, j'ai oublié. Je me suis précipitée plusieurs fois vers lui, la main levée. Lui ai mis devant la bouche, juste, qu'il se taise. Il s'est débattu, est parti, je ferme la porte. Je l'entends crier qu'il nous tuera tous. Je repars donc. Je sais que je n'aurais pas du. Mais voilà. Moi je suis un ange, le centre du monde, je l'ai toujours frappé. Avant. Le présent ne compte pas. Les efforts, les cris, la tranquilité sacrifiée, le sang froid quoi qu'on dise. Non, ça ne compte pas, ça ne comptera jamais. J'ai été une peste, je le serais toujours, c'est tout. Il hurle de plus en plus fort. J'ai peur. Je vais chercher un gant de toilette d'eau fraîche, il se sauve en courrant. Violent, toujours. Je le jette à mon tour. Je suis obligée d'élever la voix. Il se bouche les oreilles. Dit qu'il va se suicider. Mépris. Violence. Douleur, sans doute. Mais pas tout par ma faute. Non c'est pas vrai. Quoi que ma mère en dise, quoi que tout le monde le croie. J'en ai marre de jouer les méchants de dessin animés. J'en ai marre qu'on dise que tous les problèmes ne viennent que de moi. Et puis la peur des reproches maternels. Je comprends plus comment réagir.
Je devrais sans doute juste l'écouter me rabaisser plus bas que terre sans réagir. Ca sera tellement meilleur pour moi. On m'a obligée à arrêter le psy parce que c'était mauvais pour moi. On le soigne, parce qu'il ne va pas très bien. Et moi je m'abîme de plus en plus, je lutte seule contre des angoisses plus grandes à chaque fois.
Toi, je vais te foutre une pêche et tu vas dormir.
Oui, forcément, tu es un vrai ange, tu es le centre du monde.
Je ne t'écouterais plus jamais.
Tu n'existes plus.
Tu n'existes plus.
Il a fallu qu'il aille les réveiller ...
Me reste plus comme dernier espoir que les bras de mon Lui où me réfugier demain-nuit. Et le supplier de me raconter une histoire. Même qu'il ne sait jamais quoi dire. Juste pour me prouver que je suis bien là, et qu'on n'est pas en train de m'oublier. Juste être sûre que j'existe. Que je suis pas aussi répugnante que ça. Que ça vaut encore le coup.
Ce matin, j'ai adressé des sourires aux lycéens qui passaient. Je me berçais avec mes notes, et je me sentais ouverte au monde, à l'aise. Alors maintenant, je focalise mes pensées à demain. A la danse, on lira le ballet. On fera des pointes. Je me lâcherais, comme je peux. Ignorerais les regards de mépris ou pire encore, d'indifférence. Et je verrais mon Lui ...
Mes doigts tremblent encore sur le clavier ...
En repassant ...
Nouveau texte.
Et nouvelles lucioles.
Parce que 20six le marque pas forcément ...
Voilà ...